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Gérard Depardieu

Gerard Depardieu is pictured in his Kitchen

Au cœur de Paris, Gérard Depardieu a fait d'un ancien théâtre la maison à la fois ouverte et secrète qui lui ressemble. Il faut franchir une cour qu'ombrage une treille, un jardin d'hiver, un jardin à ciel ouvert et l'écran-écrin magnifique du « moucharabieh » de Bernard Quentin pour parvenir en son cœur. Une pièce à vivre immense où l'acteur a réuni des objets et des œuvres d'art qui semblent posséder la même présence, la même force tellurique que lui. C'est à la fois un atelier, un musée, une cuisine et une salle à manger. Pas facile pour « l'électroménager » d'y côtoyer sans déparer des merveilles comme ce grand banc, en bois massif et métal fondu, façonné par les propres mains de Constantin Brancusi. Mais, mine de rien, la longue AGA noire 4-fours + module y parvient, immense et tiède comme une locomotive d'antan, elle entraîne dans son sillage cave à vin et réfrigérateur comme autant de wagonnets coordonnés et bien rangés.

« J'ai toujours aimé la fonte, dit Gérard. On avait ça à Bourg-la-Reine. J'avais vingt ans. Je venais de me marier, d'avoir des enfants et je cuisinais pour ma famille. » Des plats populaires - garbure, légumes, volaille, veau sous la mère. Et avant ça ? Avant ça, c'est le Dédé (son père ouvrier) qui mitonnait des plats de pauvres : du mou, des foies, du lapin et des soupes au pain. La cheminée, la crémaillère, il connaît. A 13 ans, il fout le camp, de l'école, puis de la maison, fait tous les métiers, non sans repérer au passage que les deux endroits où les gens semblent toujours de bonne humeur sont les restaurants et les bars. Il s'en souviendra plus tard…

Avec le succès, vient l'opportunité de s'offrir les plus grandes marques, les plus belles cuisinières, mais les équipements trop propres, trop aseptisés l'ennuient. Il déteste l'électronique, les temps de cuisson rigides, les thermomètres qui remplacent le nez et l'intuition du cuisinier. Tout ça ne vaut pas la fonte, à laquelle il est revenu, naturellement. Il aime passer du temps devant son AGA, dont il dit qu'elle est « le trait d'union naturel entre la cuisine d'aujourd'hui et celle de Vatel ». Des cuissons fabuleuses, mais qui laissent la place aux petits accidents : « le meilleur de la cuisine », selon lui. « Et puis avec une AGA, on peut sereinement préparer un dîner pour dix personnes, et rester disponible pour ses invités. » Au-delà, il passe la main à ses chefs ou à des amis du métier comme Jean-François Piège.

Il est fier de ses viandes qu'il attaque à four vif, puis laisse fondre à 110°C toute une journée, de ses poissons, de ses pigeons rôtis à la perfection… Le produit, voilà qui est essentiel. Il le savait déjà à 13 ans en allant chercher du sang à l'abattoir pour appâter les ablettes et en regardant travailler les bouchers. Aujourd'hui, il achète sa viande sur pied, produit sa propre huile d'olive en Italie et possède des domaines dans (presque) tous les grands vignobles. Il court la France et le monde, en quête des meilleurs éleveurs, des meilleurs producteurs pour ses restaurants. Il aime la cuisine japonaise, indienne ou italienne. Mais fuit les cuisines d'école, trop intellectuelles, trop bio, trop bien pensantes. Pour revenir invariablement aux plats simples, aux recettes éprouvées par la sagesse et le goût populaires. Ce soir, il va faire une joue de bœuf aux carottes, avec une tarte aux pommes très fine. « On ne change pas les rayures du zèbre », dit-il dans un sourire.

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